Gerald CRESCIONE

(Startupper)

Gérald, fort de ses nombreuses expériences, nous fait partager les possibilités et sa vision des financements, en n'oubliant pas de nous livrer de précieux conseils !

Axel PITTET

(Co-founder PowerPeps)

"... la bonne stratégie est de déléguer pour laisser faire des gens compétents et que le dirigeant puisse exercer son rôle de chef d'orchestre et avoir la vision et la prise de hauteur nécessaire"

Super interview qui met en avant l'humain dans un monde fondamentalement financier

Vincent NAIGEON

(Fondateur Masterbox)

Vincent nous livre son parcours d'entrepreneur, semé d'embuches et de rebondissements, cumulant échecs et réussites !

Nous constatons bien que la résilience et la persévérance paient !

Cédric CHAPPAZ

(Co-founder HAP2U)

Au travers de son expérience avec sa société HAP2U, Cédrick nous raconte ses choix et ses convictions quant aux modes de financements !

Fanny MUET

(Réseau entreprendre et consultante cabinet levée de fonds)

Fanny nous explique le fonctionnement et le rôle d'un cabinet de consultant avec les différentes possibilités de financement, la principale cause d'échec et ... les conseils d'une pro !

Rami HASSOUN

(Chargé d'investissements C2AD)

Rami nous livre ses principaux critères de décisions en terme d'investissement où l'humain fait une fois de plus partie de la clé du succès ... mais pas que !

Romain DUPUIS

(Leveur de 

fonds chez MG)

Voici un jeune consultant qui nous apporte sa vision du métier.

Intéressant et pragmatique, la levée de fonds est véritablement un sujet incontournable !

Sandra DUBOS 

(Chargée d'affaires senior KREAXI)

Sandra nous explique les mécanismes d'un fonds d'investissement avec les différents enjeux pour le fonds et pour le créateur

Didier BERNARD

(Fondateur-leveur de fonds chez RAINMAKERS)

Didier nous fait part de son parcours et de ses expériences, des leveurs de fonds, au rachat d'entreprise en passant par la création de sa société.

Thomas BLANC

(Consultant tranmission/reprise chez MG)

Thomas nous explique son métier et l'état du marché des cessions d'entreprises qui est plus complexe que ce que l'on pense.

Il nous éclaire aussi sur les méthodes de financements pour les rachats d'entreprises.

Céline TREMBLAIS

(Avocat fondatrice cabinet LEGAL INSIGHT)

Céline, forte de son expérience et grâce son regard extérieur, nous livre sa vision et celles des différentes parties prenantes des levées de fonds.

Elle nous conseille et attire notre attention sur des points de vigilance.

Christophe ODIN 

(Business Angel)

Christophe, nous fait découvrir son rôle en tant que Business Angel et les principales causes d'échecs qu'il a observé. Grâce à son recul et à son expérience, nous ne pouvons qu'être très à l'écoute de ses précieux conseils. 

Businessmen

Fanny MUET

Consultante cabinet levée de fonds & REI

Fonctionnement du cabinet et rôles

- Le consultant présente des dossiers de 25-40 pages avec le détail de la stratégie complète

Son objectif : obtenir des rendez-vous "pitch", les clients sont présents et le fonds intervient le moins possible

- Critères de qualification des fonds d'investissements : Investissement en phase de Seed, création, reprise.

Par montant des tickets d'investissements, par secteur d'activité, position majoritaire ou non (en fonction de la stratégie du client)

- Leur stratégie vie à prendre plutôt large que très ciblé, mais si elle devait le refaire, elle aurait plutôt fait des mails ultra ciblés que taper à toutes les portes qui ne renvoie pas une bonne image. C'est un "petit monde" où les informations circulent très vite

- Il faut parler le langage des fonds car défendre une valorisation est très complexe. Le consultant explique réellement au client les impacts selon les cas de figure pour négocier le pacte

- Gros avantage, le consultant peut aller jusqu'à casser le deal et le client peut signer par la suite. Technique de négociation utilisée, énervement, casse le deal, le client revient par la suite et a eu la meilleure négociation, poussée à son maximum, le consultant fait écran.

 

- Les investisseurs interviennent soit au capital (argent, dilution & prise de part, si ça casse l'investisseur perd, si ça explose, il gagne), soit en obligation convertible (forme de dette avec option en fin de vie de ces titres, les investisseurs qui font ça n’ont aucun volonté de convertir).

C'est avantageux car pas dilutif, et pas de droit de vote pour eux.

Par contre c’est très chère à cause des taux élevés de 5 à 8%, mais aucun remboursement de dette seulement des intérêt à payer. Il n'y a pas de sortie de cash et à la fin c’est l’investisseur qui décide s’il convertit ou non.

1 obligation = 1 action - ratio décidé à l'avance, si converti c’est que l'entreprise a bien fonctionné, sinon ils ne prennent pas de part et veulent être remboursés (là ça devient compliqué !)

Si le porteur a confiance en son projet, c'est un bon système sans perte de capital.

 

- Les fonds ont une grande exigence sur la qualité de l'entrepreneur, ils préfèrent les binômes.

- Ils aiment que la maturité de l'entreprise soit avancée, pour cela, ils n'investissent jamais vite et attendent quelques mois pour observer l'avancement.

- Fonds d’investissement ont des cycles de vie (phase de levée de fonds etc, ref rami), donc bien cibler les fonds. Par exemple, s'il est en fin de cycle il va vite désinvestir. Alors qu'une société de capital risque n’a pas de cycle. Les fonds d'investissements sont des poches qui se remplissent et se vident

Possibilités de financements pour les reprises

- Reprise au travers d’une holding. La holding qui rachète au cédant s'endette et rembourse l’emprunt. La société rachetée facture des management fees ou dividendes. Ce montage permet de faire remonter de la trésorerie (si cette dernière en dispose) dans la holding, qui va être considérée comme un apport (instant de raison) par le banquier

- Sinon rachat par une dette vendeur : par exemple, le vendeur en veut 200 K€, l'acheteur n'a que 100 K€, c'est le vendeur qui prête les 100 K€ restant en y renonçant dans l'immédiat. Cette méthode prouve en partie que le vendeur croit en sa société et sait qu'elle est saine

- Si la personne ne peut pas racheter l'intégralité des parts tout de suite : démembrement de propriété, sur usufruit et nu propriété. Le vendeur cède l'usufruit à la personne et après, rachat de la nue propriété

Principales causes d’échecs 

Le temps ! Le temps de lever les fonds par rapport à la trésorerie disponible ! Quand il n’y a pas assez de preuves, lorsqu'il manque de clients, c'est très dur de tenir

Réseau entreprendre (Isère)

- Fanny conseille aux créateurs d'aller les voir rapidement et de demander un montant pour faire un effet de levier au niveau bancaire. 

Exemple : si le créateur met 10 K€, le REI met 10K€, la banque prêtera 20 K€

 

- Prêt d’honneur : endettement à titre personnel, avec une obligation de réinjecter les fonds dans la société

 

- Déconseille si la personne a déjà des crédits personnels

 

- Le principal avantage réside dans l'accompagnement : individuel (un dirigeant suit pendant  3 ans un autre dirigeant) et collectif (les lauréats échangent ensemble, très qualitatifs et dynamiques)

- Plus important que l’argent qui sert d'effet de levier à court terme, certaines personnes recherchent seulement de l’accompagnement. Il y a plus de valeur sur l’accompagnement à long terme

 

- L'emprunteur doit rembourser dès lors qu'il n’a plus la majorité

 

 

 

- Réaliser une levée de fonds est difficile

- Il faut voir l'argent comme du carburant pour un avion : bien dépenser, il permet de décoller !

- La relation avec un investisseur est primordiale car c'est comme un mariage

- Lever des fonds est excellent pour faire un effet de levier et permettre de s'endetter encore avec du crédit bancaire

- Côté investisseur : investissent parce qu'ils croient en l'entrepreneur, à l'idée ou les deux

- Lever des fonds n'est pas synonyme de réussite mais d'accélération

- Il faut pouvoir lever des fonds, non pas avoir besoin d'en lever

- Réaliser son premier tour de table sur une valorisation élevée est une bêtise

- Peu d'élus, pour beaucoup de demandes : le profil de l'entrepreneur est décisif

Romain DUPUIS

Leveur de fonds chez MG

 

Axel PITTET

Co-fondateur PowerPep's

Expériences

- Le développement d'un produit est difficile car les investisseurs ont besoin de choses palpables

alors que le créateur a besoin d'argent pour que ça le devienne (serpent qui se mord la queue !)

- Pour pallier à ce problème, réalisation de concours de Start-up, ce qui lui a permis de gagner 25 K€ mais le montant n'est pas suffisant lorsqu'il recherche 400 K€ ou 500 K€

- 150 K€ et 200 K€ levée en amorçage

100 K€ utilisé pour : les designers, aspect juridique et autres afin de rendre le produit viable

- Recours à des investisseurs privés pour l'amorçage et maintenant en lien avec des gros fonds d'investissements américains pour la future série A qui servira à rentrer dans la phase de commercialisation

- Beaucoup de termes techniques à comprendre, chaque domaine à ses codes, son langage. Il faut être dans le réseau interne de ce qui se passe, car il y a peu de leveurs de fonds et business Angels dans le domaine spécialisé que l'on recherche

- 3 ans entre l'émergence du concept et l'obtention des fonds en amorçage. Très long ! 

- Ce qui est difficile en tant que Start-up, ce n'est pas la création du 1er produit, c'est la scalabilité

L'hypercroissance est dure à faire, si on ne fait pas 100% de son chiffre d'affaires en 1 an, cela devient très compliqué

Conseils

- Déconseille les concours de Start-up car ROI faible et demande énormément de temps et d'énergie (entre 2 K€ et 5 K€ en général)

- Apporter des preuves de concept, s'appuyer sur une communauté et travailler son branding rend les investisseurs moins réticent car gain de crédibilité avec des EarlyFans, contrat de vente

- Les Business Angels testent beaucoup les compétences et connaissances sur le marché

- La question de la levée de fonds doit être au cœur de la stratégie et réalisée  dans une optique d'innovation, de longueur d'avance ou d'augmentation des parts de marché (vision long terme, ce n'est pas un coup de pouce pour démarrer)

- Gros travail de sourcing & lobbying en amont pour s'adresser aux bonnes cibles d'investisseurs 

- S'il refaisait l'expérience, ferait du service et pas du développement de produit

- Arriver à toucher beaucoup d'earlyers, communauté fidèle, qui pardonne et suit même dans les coups durs car les Business Angles sont très attentifs à la qualité de la communauté (s'assurent rapidement un bon ROI)

- 2 associés. Son associé sert à étendre le réseau et aller chercher plus de fonds. Au niveau des investisseurs cette association permet de se dire qu'il y a une vrai stratégie d'équipe au niveau RH

- L'équipe est primordiale pour les investisseurs

- Moralement & ethiquement, il faut que ça colle avec les investisseurs

- S'il refaisait, se rapprocherait peut-être d'une entreprise du domaine, quitte à se faire un peu "diluer". Pour bénéficier de leur logistique, expériences et fichiers clients

- Les investisseurs regardent avant même le profil de l'entrepreneur, sa capacité à gérer le risque, à résister au stress et à anticiper les catastrophes

- Ces derniers regardent aussi si le risque est divisible ou s'il porte sur une seule personne.

"Scénario rêve" pour eux : 3 associés (Si l'un part, il reste 2 associés qui supportent le risque)

Complexité et coups durs

- Se faire anéantir en 5 minutes un projet travaillé 2 ans

- S'adresser à des Hommes qui voit 20 ou 30 personnes/jours

- Dans nos cursus scolaires, la complexité des levées de fonds est sous-estimée

- Il faut parfaitement maîtriser son Buisness Plan et ses prévisions financières sur 5 ans alors que c'est "bidonné"

- 18 investisseurs sélectionnés avant d'en trouver 1 qui correspond (philosophie, exigence & méfiance car contact humain important, on rend des comptes après)

- Complexité à déléguer. On pense qu'il faut apprendre à tout faire pour réduire les coûts alors que la bonne stratégie est de déléguer pour laisser faire des gens compétents et que le dirigeant puisse exercer son rôle de chef d'orchestre et avoir la vision et la prise de hauteur nécessaire

- Les biais émotionnels prennent le dessus, il faut savoir faire confiance aux collaborateurs et apprendre à déléguer

Opinion sur les manques de financements

- Tout le monde veut créer sa Start-up, c’est "famous", tendances , donc beaucoup trop de monde en demande.

La valeur de l’entrepreneuriat est diluer par le nombre de candidat donc il est très dur de lever des fonds car tellement de monde se partage le gâteau. C'est en partie pour cela qu'il est très dur de passer de love money, crowdfunding à la série A. 

 

Rami HASSOUN 

Chargé d'investissements chez C2AD

Principaux critères de décision d'investissements

- L'humain, le(s) porteur(s) de projet

- Le positionnement présent et futur sur le marché visé

- Le produit/service

- Et en dernière place, les projections financières (car elle sont souvent fausses)

Chiffres clés

- 5 nouveaux deals/an

- Seulement 5 % des dossiers sont acceptés

- Sorties moyennes au bout de 5 ans

Conseils aux créateurs

- Développer le plus possible la société et lui faire prendre de la valeur avant de lever

- Repousser au maximum la levée de fonds

Principales causes d'échecs détectées

- A 75 % l'humain, l'équipe d'associés

- Le reste relève de problèmes liés au marché et/ou au produit/service

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Sandra DUBOS

Chargée d'investissements chez Kreaxi

Le fonds

- Kreaxi, 3 ans d'existence : fonds d'investissements, généraliste et régional. 

Se finance avec des business Angels seulement en région Rhône-Alpes et en amorçage

- Très peu de fonds spécialisés en amorçage (sauf pour certains fonds spécialisés dans la tech)

- Les fonds spécialisés en amorçage se font rare car ce métier ne rapporte pas réellement en terme de rentabilité. Métier très risqué et lorsque les fonds sont rendus, c'est 1 ou 2 fois le montant investit maximum

- Ensuite, les fonds comme Kreaxi, lorsqu'ils vont voir des industriels et des prescripteurs, apparaissent comme pas assez spécialisé.

Ils ont donc du mal à lever des fonds et agissent plutôt comme une Start-up

- Gros deals et beaux dossiers sont assez rare car contrainte géographique et amortissement du risque seulement, 

l'amorçeur ne gagne pas énormément 

- Fort taux d'attrition des sociétés à ce stade du développement 

- Reçoivent 600 dossiers par an, une centaine par les dirigeants en direct

- Ils en étudient une dizaine par chargé d'affaires (3 dans cette structure) donc 30 études de dossier pour seulement 10 investissements au total

- Ratio très faible (1 à 5% des dossiers) pourtant un des plus élevés sur le marché

- Peu de volume car sélection de projet minutieux avec un réel accompagnement

- Font des pertes sur 50% de leurs dossiers

- Chaque type de financement à ses contraintes ; la leur est de sortir. C'est pour cela qu'ils balisent le chemin pour avoir le meilleur scénario de sortie possible, cela amène donc à une partie juridique assez lourde

- Complexe pour eux car ils doivent investir tôt à cause de la raréfaction des fonds d'amorçage et la multiplication des dispositifs d'aide de financement

- Les entreprises arrivent à tenir longtemps au niveau de la trésorerie car ils arrivent avec des développements avancés et une haute opinion de leur niveau de développement

- Le timing des levées de fonds dépend de chaque projet

Critères de décisions

- Le dirigeant, le dirigeant, le dirigeant ! Et un peu le produit. L'équipe fondatrice est primordiale

- 100% des causes d'échecs qu'ils ont subi sont liées au(x) dirigeant(s), sur lesquels ils avaient un doute mais ont investi quand même car ils ont des contraintes d'investissement

- L'histoire de l'association, les motivations des associés sont les choses les plus importantes

- Doivent s'assurer du souhait de sortis du dirigeant car s'il ne veut pas vendre, ils sont bloqués

- Analyse produit/marché/concurrence après l'humain

- Fermeture des dossiers si la stratégie n'est pas claire car ils ne peuvent analyser correctement. Il peut y avoir un bon produit, un marché mais le lien ne se fait pas car le positionnement est opportuniste sans réel stratégie de pénétration

- Propose des axes d'améliorations pour que les dossiers reviennent mieux travailler car souvent les projets ne sont pas assez mâtures.

- Certaines personnalités refusées d'entrée

- Il faut que la table de capitalisation colle à l'image des personnes qui développent (ex : beaucoup de scientifiques sans compétences commerciales savent que ça va être dur et n'y vont pas)

- Les plans de financement pas réalistes font partis des dossiers refusés, de même lorsque l'analyse de la concurrence n'est pas faite ou bâclée

Conseils

- Ne pas hésiter à aller voir des structures d'accompagnement, qui aident à la maturation des idées, des projets et des profils des chefs d'entreprises 

- Les cabinets de leveurs de fonds sont souvent mauvais. Ils voient des dirigeants arrivés totalement incompatible avec des fonds privés, et sont mal préparés

- Le dirigeant doit donner envie de travailler avec lui

- En amorçage, l'humain est très important. Il faut qu'il y ait un très bon relationnel, une envie mutuelle de travailler ensemble

- Un fonds d'investissements voudra toujours poser plus de questions et d'informations (sans besoin de réponse forcément) car justement il challenge le fait que l'entrepreneur se soit posé les questions

Complexité à lever des fonds

-  Les entrepreneurs ne maîtrisent pas la perception de leur personnalité par les investisseurs 

- Ces derniers ne maîtrisent pas non plus l'état d'esprit du fonds à l'instant T, lorsqu'il faut harmoniser le portefeuille, ils peuvent être plus axés sur une catégorie en particulier

- Beaucoup de variables que les entrepreneurs ne connaissent pas sur les besoins qui sont propres aux fonds

BPI

- Beaucoup de dispositifs financiers soumis à la règle des fonds propres donc la BPI pousse vers les fonds d'investissements hormis pour les petites aides

Accompagnement

- Kreaxi ne peut pas aider sur des sujets techniques car ils sont généralistes

- Travaille les sujets en profondeur et amène une réflexion différente et des points de vus différents

- Aide souvent bénéfique, œil nouveau sur le projet, aide à la maturation de l'idée

- Accompagnement qui reste généraliste, mais gros carnet d'adresse pour les domaines types : avocat, RH, M&A...

 

1ère expérience

- Création d'un site de VTT freeride revendu au leader de la vente en ligne de vélo à l'époque

- Par la suite, il a tout misé dans Advertory, une société qui aidait les TPE/PME à générer des clients sur internet

 

- A rejoint le projet en tant qu'associé car la fondatrice venait de faire un tour de table avec des Business Angels

et cherchait quelqu'un pour s’occuper de la partie technique et produit

 

- Levé 500 K€ en amorçage en 2 tranches : une partie pour construire le produit avec un fonds d’investissement Allemand (250 K€) pour recruter des développeurs et des stagiaires (10 personnes)

 

- Arrivé à la 2ème tranche, (250 K€) qui devait servir à lancer la commercialisation le produit n'était pas assez bien aux yeux du fonds (sans donner plus d’explications) et ils n'ont pas terminé le financement prévu

 

- S'est retrouvé avec un bon produit mais sans pouvoir le vendre par manque d'argent

 

- Ont dû licencier le personnel et se sont retrouvés à deux 

 

- A noter que le fonds a par la suite arrêté d’investir dans des startups

- Ils se sont inscrits dans un concours organisé par Techstars (un accélérateur de startup) et ont été retenus parmi 600 sociétés

 

- S'en suit un stage dans la Sillicon Valley, un fonds d’investissement breton s'intéresse à eux

 

- Ont du aller faire 2 semaines de stage avec 10 entrepreneurs dans un incubateur pour apprendre comment rentrer sur le marché américain

 

- Suite a cela,  ils ont été acceptés et ont fait 6 mois chez Techstars à Seattle, avec un nouveau Business Model 

- Ils relèvent 200 K€ puis les visas expirent, donc ils rentrent et essayent d’opérer depuis la France 

- Puis après avoir brulé les 200 K€ en salaire ils ont fini par abandonner

 

- Vincent retient de cette expérience qu'il n’aurait pas du accepter le paiement en 2 tranches, c'est tout en même temps ou rien. C’est déséquilibré, ça avantage et protège le fonds d’investissement

 

- Mais cela lui a apprit à pitcher et lui a permis d'avoir une expérience très intéressante chez Techstars

2ème expérience

- Création de Masterbox, en micro entreprise (qui deviendra une SAS) avec un apport personnel de 50 K€ 

- Finance avec des virements petit à petit pour payer d'abord les produits, après un peu de pub et s'équilibrer avec des revenus

- La méthode cette fois était de tester et injecter au fur et à mesure

 

- Cette dernière a permis une gestion du risque optimale car ne voulait pas refaire les erreurs précédentes

 

- Ensuite montage de dossier chez Réseau Entreprendre Isère, 45 K€ en prêt d’honneur

 

- Si c’était à refaire, essaierai de se battre pour avoir plus d'argent de la part du réseau 

 

- Via le réseau entreprendre, il a rencontré son accompagnateur et cette partie de l'accompagnement est super 

 

- Mais sur le club et les ateliers, il y a peu de valeur ajoutée, des améliorations sont à faire de ce côté

 

- Ensuite il est rejeté par toutes les banques de la place car le projet était toujours trop innovant ou pas assez innovant & la BPI fait de même

 

- Se retrouve dans une situation complexe car le prêt d’honneur est obligatoirement adossé à un prêt bancaire

 

- Mais son accompagnateur réussit à l'introduire dans sa banque, où cette fois-ci ils ont été réceptifs et il a pu boucler 100 K€ de crédit bancaire

 

- Avec du recul, Vincent pense qu'il aurait pu essayer de rendre le projet plus innovant pour rentrer dans certaines cases et ainsi avoir plus d’aides de la BPI notamment

 

- Vient ensuite le moment d'une levée de fonds pour pouvoir étoffer l’offre et accentuer davantage les premiers canaux d’acquisitions

 

- Il est donc allez voir des Business Angels, il a pitché, il y a eu par la suite quelques intentions d’investissements

- La 1ère fois, pitch pendant 3 min, puis les Business Angels votent oui ou non. S'il y a une majorité de oui, alors l'instruction de dossier est possible, et prend entre 3 et 6 mois. Puis le jour J, cérémonie finale où il pitch et où il y a des intentions d’investir 

 

- On lui propose de passer par incit'financement pour les que les Business Angels investissent directement dessus. C'est une société coopérative et tous les business Angels sont dessus et en sont actionnaires

 

- A donc permis de fédérer des Business Angels d’autres départements

- En revanche, il découvre l'inconvénient d’incit'financement lorsque ses proches ont voulu investir. Des frais fixes et 7 % de commission sur la levée de fonds sont demandés. Sa l'embêtait beaucoup et l'investisseur perd en plus 3 % de son côté

- Vincent a aussi été voir les Business Angles d'Annecy, 3 fois à Lyon et à Valence pour n'obtenir aucun résultat

 

- Le timing pour la souscription et boucler la levée était très tendu. A 1 semaine de la fin, personne n'avait souscrit sur la plateforme (elle servait juste de réceptacle) et tout le travail de démarche était fait par Vincent 

 

- Il cherchait 210 K€ et le minimum pour pouvoir les encaisser était 75% de l'objectif. Soit 150 K€ et à 1 semaine de la fin il n'en était qu'à 100 K€ 

 

- Rebondissement, un fonds d’investissement qu’il avait travaillé a investi 50 K€, il avait en parallèle envoyé beaucoup de mails et a réussi à trouver 4 investisseurs privés qui ont mis 5 K€ chacun

- Il peine, mais réussit donc à boucler le tour à 176 K€ 

 

- Il décide de pitcher par la suite devant un fonds d'investissement qui avait déjà vu et refusé son dossier auparavant

 

- Finalement son Pitch se passe très bien, et le fonds décide de mettre 200 K€, en parallèle un 2nd fonds était intéressé et est venu investir 50 K€ 

 

- Effet de levier auprès des banques (avec CIC et CA) qui mettent 100 K€ chacune

 

- Au final, il lève 660 K€ en amorçage 

 

- Quant à la valorisation, il a su réaliser quelque chose de plutôt rare. Sur incit'financement, la valorisation était à 1 M€ et avec les 2 fonds d'investissements rentrés après,1.8 M€ de valorisation

 

- Hausse de la valorisation de 800 K€ en quelques mois. Donc un amorçage en deux temps sur deux valorisations différentes

- Et l'opération avec les fonds d'investissement s'est déroulée très rapidement (3 mois)

 

- Si c’était à refaire, il n’aurait pas été voir les Business Angles mais d’un côté, ça à aider à développer la société

 

- Prochain objectif : série A dans quelques mois. Pour transformer le projet en plateforme et investir massivement dans la technologie car tous les feux sont au vert. Une croissance élevée, 96% de satisfaction clients et le besoin d’aller vite pour mettre des barrières et ne pas se faire "manger" par les gros concurrents

 

- C’est le bon moment pour relever des fonds : beaucoup de trésorerie disponible 

 

- Serein pour aborder la levée de fonds, et en ce moment c'est complexe pour les fonds, ils ont de l’argent à investir (les opportunités se font rares pour les investisseurs)

- La valorisation n’est pas encore connue car le Business Plan, la road map produit et le pitch n'ont pas encore été refait

 

- A encore 70% de la boîte et restera majoritaire après serie A

 

Conseils

- Faire des ventes tout de suite, ça permet de valider que le projet tient la route et de convaincre des gens

- Etre un bon vendeur pour les clients, les collaborateurs, la presse, les investisseurs

 

- Avoir des résultats, des preuves de marché, c'est obligatoire

- Etre réaliste et concret ! 

- Se faire accompagner par le plus de personne, et demander l’avis de beaucoup de monde

 

- Il faut échouer pour apprendre  

Vincent NAIGEON

Fondateur Masterbox

 

Expériences

- Achat d'une entreprise grossiste en quincaillerie  

- Se dit qu'il va s’acheter une entreprise, il fait du réseau pendant 1 an, et un moment donné des dossiers arrivent

- Didier a "ramé" pendant quelques années, c’était plus dur que ce qu’il imaginait et il n'était pas passionné, il a réussi à la tenir un moment et l’a revendu à un concurrent 

 

- La leçon ! Une entreprise on la rachète toujours deux fois. On la paie et on la recréée, en effet, les PME sont moulées sur leurs dirigeants et doivent être recréées de l’intérieur

- Création d'une Start-up avec un ami, ils dépensent beaucoup d’argent

 

- Le produit n'était pas très clair avec du recul. Application pour les tablettes, qui arrivaient sur le marché  

 

- Mélange d’informations, de publicités : concept vaseux, mais ils croyaient au projet

- La Start-up échoue car ils n'ont pas su trouver le couple produit/marché (une des principales causes d'échec)

- Avec son associé, ils étaient sûrs d’eux, ils n'avaient eu que des réussites, leurs âges étaient parfait donc quand les gens ne comprenaient pas ce qu'ils faisaient ils n'ont pas tenu compte des opinions et des avis externes

- Ils avaient levé auprès de BPI, mais le produit n'avait pas suffisamment été testé

- Il devient leveur de fonds et professeur d’entrepreneuriat & de finance

 

Points de vues

- 1ère cause d'échec, l'adéquation produit/marché

 

- La 2ème cause d’échec est l’équipe

 

- Le gros problème d’une start-up est d'arriver à ajuster les road map

- Il est devenu adepte du lean start-up

 

- Car souvent on reste sur ses croyances et propose quelque chose que les gens ne veulent pas ou alors les gens en veulent mais il n'y a pas de modèle économique

- Il arrive souvent également que le modèle économique soit bon, le produit/marché également mais il manque des barrières à l'entrée et la société se fait tuer 

 

- Beaucoup de problèmes liés aux timing également

- Lever des fonds à un coté glamour, donc les entrepreneurs sous-estiment la difficulté de la chose

 

- Il n'est pas si simple de lever, seulement quelques uns réussissent. Une levée de fonds est au service d’un projet, elle ne doit pas satisfaire un ego

- Logique de start-up bcp plus ambitieuse que entrepreneur en général

Les leveurs de fonds

- Le leveur de fonds accompagne avant, pendant et après la levée de fonds et aide sur les road maps jusqu’à la prise de participation

- Il est très complexe de distinguer un bon leveur de fonds d'un mauvais

 

- Il y a plusieurs facteurs : son expérience, ses compétences et son réseau (par exemple Didier, ne sait pas faire de série B et aller chercher 20 M€)

- Il faut bien regarder son Track Record, autrement dit son historique

- Aussi le feeling est essentiel, il faut avoir envie de travailler avec son leveur de fonds

- Il aime utiliser la métaphore du guide de montagne pour imager la relation et le travail avec un leveur de fonds

Conseils

- L’échec permet de rebondir, révélation sur l’effectuation : les entrepreneurs fonctionnent autrement, c'est un facteur clé de succès quand on le comprend

- Lire « Effectuation » et « Lean start-up », l'entrepreneuriat s’apprend et se cultive

- Une levée de fonds prends du temps donc il faut de la trésorerie pour tenir entre 6 et 18 mois

- Le projet doit être apte à lever des fonds, donc il faut comprendre la logique des investisseurs qu’on souhaite séduire, avoir un bon projet, frapper aux bonnes portes

​- Ne jamais oublier que l'investisseur veut faire X5 de plus-value minimum

- Un fonds d’investissement reçoit 500 dossiers et en retient 5, donc il faut aborder la levée  comme une compétition sportive en championnat du monde

- Aller sur le terrain, trouver et comprendre un besoin fort, must have, une technologie ou une offre, une proposition de valeur très forte et se concentrer la dessus

- Commencer par ce qui est pénible, ce qui est difficile, il faut vendre, produire et avoir une compréhension pleine des attentes

- Bien s'entourer est primordial

 

- Les mots d'un grand père entrepreneurial à transmettre : "Au fond, un entrepreneur est un hélicoptère, il peut prendre de la hauteur et être capable de se poser au sol pour gérer ce qui se passe en bas"

Didier BERNARD

Fondateur-Leveur de fonds RAINMAKERS

 
 

Missions et rôles

- MG est un cabinet comptable qui fait partie filiale spécialisée 

 

- Thomas intervient sur la reprise de société

 

- Il y a un réel marché, beaucoup de gens sont intéressés pour reprendre des entreprises car c'est plus plus simple et il y en a beaucoup

 

- Il y a encore 6 ou 7 ans le marché des reprises était très peu évoqué alors qu’il y a un marché important

 

- Interviennent sur tous les types de reprise d’entreprise

 

- La plupart du temps, c'est un patron qui a créé ou racheté et arrive à la retraite. Il se demande comment vendre, à qui, dans quelles conditions et que faire pour accompagner le repreneur

 

- Soit c'est un repreneur interne, salarié ou associé, soit c'est un repreneur extérieur 

 

- Dans le cadre d'une croissance externe, fusion, rachat de concurrent etc

 

- Le cabinet fait peu d’entreprise en dépôt de bilan ou de saisie car c'est un autre process pris en main par saisie et liquidation des actifs

Principaux indicateurs et process de financements

Il y a deux écoles :

 

- La sienne : l'entreprise est un outil de travail, elle doit faire du chiffre d'affaires, être rentable et marger

 

- Méthode de valorisation sur l'EBE (Excédent Brut d'Exploitation), autofinancement, création de richesse que dégage l'entreprise. On part sur une base de 3 ou 5 fois l’EBE. Sur les PME plutôt 4,5 fois l’EBE et sur les sociétés cotées 10 fois l’EBE

 

- La 2ème école : l'entreprise est un patrimoine. Donc rachat d'un business en déclin avec un raisonnement moins rationnel sur fond d'espoir d’amélioration

 

- Les réussites ou échecs d'un rachat sont conditionnés par le public à qui l'on s’adresse

- Les rachats peuvent être financés par les fonds propres d'une entreprise ou d'un groupe (souvent surpayé pour accroître ses parts de marché)

 

- Mais la grande majorité des particuliers vont avoir besoin d'un emprunt bancaire

 

- 250 K€, c'est le montant de l'apport moyen en France pour un repreneur et le reste est financé par de la dette bancaire

 

- Autre dispositif, aller chercher un fonds d’investissement (plutôt pour les sociétés supérieures a 10 M€ de chiffre d'affaires), le fonds fait un chèque et ce ne sera pas de la dette. Mise en accord dans le deal, sur les perspectives de sorties et la manière. Mise a disposition de compétences ou d’argent pour la développer

 

- Encore un mode de financement qui est le crédit vendeur

 

Par exemple, le patron vend, l'acheteur a 200 K€, la banque prête 500 K€, il manque 100 K€. L’ancien patron peut faire un crédit vendeur.

On rembourse au fil du temps. L'avantage est que le montant à sortir au début diminue et c'est aussi un message fort sur le fait que le dirigeant croit au projet

 

- Cette méthode commence à se développer et rassure les banques 

- 90% des rachats se font sur LBO

 

- LBO = Achat avec effet de levier en français

 

Par exemple, une société se vend 100 K€. J’ai 100 K€ sur les comptes et je fais un chèque. L'argent est donc bloqué dans un actif alors que sa pourrait être placé et investit ailleurs, de plus il faut être en possession des fonds.

On fait donc achat par effet de levier. 

J’amène 20% ou 30%, il reste 75 K€ à financer. On regarde si sur 7 ans ça se rembourse. Donc grâce à  l'activité de l’entreprise s’auto-finance et on a acquis une entreprise 4 fois plus chère que les fonds dont on disposait, tout en devenant propriétaire d’un actif au bout de 7 ans, sans prise de risque excessive.  

 

- Mais les LBO ne marchent pas tout le temps

Par exemple, Vivarte. Ils avaient des milliers de magasins avec marques fortes et un bon maillage. Un fonds d'investissement a racheté avec un LBO. Ils se sont dit qu'ils financeraient avec de la croissance et dégageraient du cash avec un actif rentable . Une bonne idée sur le principe, mais au fil du temps il y a une érosion des ventes, la rentabilité baisse, le chiffre d'affaires diminue.

Voici un exemple de LBO mal maitrisé. 

 

- Parfois, la vente est très/trop liée à l’émotionnel et il ne faut pas. Le raisonnement doit être raisonné et partagé par des potentiels acquéreurs. Le cédant doit avoir conscience de ses qualités et défauts , nettoyer la société avant cession. 

 

- Argument rationnel, là ou j’ai le plus de chance de réussir. L'emplacement, la rentabilité, pas surpayé, vérifier que tout ne dépendait pas du dirigeant, qu’il ait formé des gens sur les aspects entrepreneuriaux. Il faut s’intéresser au potentiel de développement et à la qualité de ce qu’on achète. 

Achats-reventes & prospection

- La plupart des repreneurs achètent une entreprise pour se créer un job, donc ils ont des objectifs à moyen ou long terme, avec des rentabilités plutôt faibles et un crédit à rembourser donc ils développent en continue. Par conséquent, il y a peu d’effet d’achat-revente 

 

- Une PME n’est pas très liquide à la revente donc il est peu courant d'acheter pour revendre ; contrairement aux sociétés cotées 

 

- Aussi un process d'achat long, entre 6 mois et 1 ans avec beaucoup de parties prenantes

 

- Par contre sur certains marchés, comme la restauration en station, les personnes restent que 5 ou 6 ans. Sa marche bien, et ils peuvent racheter un restaurant plus grand grâce à une plus-value à la revente

 

- La prospection pour acheter une société dépend de ce que l'on veut acheter

 

- Il y a des sites spécialisés comme fusac.com, cessionpme.com, où les dossiers sont confidentiels la plupart du temps et où il faut faire une demande d’accès au dossier

La moitié des cessions sont des hôtels, restaurants, commerces, salons de coiffure, boutiques de centre ville. Les 10% ou 15% restants quelques industriels, agence de com, société de service

 

- Donc pour une activité courante ça suffit, mais si on veut une chaudronnerie par exemple, il y en aura peut-être quelques unes avec un coups de chance, mais soit il y aura une forte demande, soit ce sera une mauvaise affaire

 

- Démarche plus active, la meilleure des solutions : prendre son téléphone,  enquêter, regarder les sociétés du secteur, l’âge du patron etc

 

- Il existe aussi quelques clubs, comme le club des repreneurs d’affaires. Ce sont des anciens dirigeants qui décident de s'investir et de sensibiliser des futurs cédants d’entreprises et qui essaient de mettre en relation des membre de l’association

 

- Puis il reste les réseaux des avocats, experts-comptables, notaires, banquiers, ceux sont les principaux et premiers au courant des cessions

 

Opinions personnelles

- Thomas croit beaucoup aux entreprises qui ont un positionnement sur un marché ou qui sont spécialisées (une marque ou des cibles spécifiques). Elles ont plus de valeurs et d'intérêt

 

- Les gens l’ont compris mais souvent s'arrêtent à la première impression

 

- Rechercher dans l’entreprise en quoi elle fait mieux que les autres, en quoi elle est astucieuse. C'est très difficile a obtenir mais faut comprendre pourquoi l’entreprise se différencie

- Se positionner sur des entreprises où on peut aller chercher d’autres marchés

- Marché complexe, peu d’expert, des sons de cloche différents de toutes les parties prenantes. Il y a un marché important mais pas structuré, il manque de fluidité

- Le choix du mode de financement dépend de la taille de l'entreprise

Tendances & problématiques

- Aspect fonds d’investissement qui s’intéressent à la reprise, soit pour fusionner soit pour avoir des actifs. Cette tendance va croitre 

 

- Comment facilité la reprise d’entreprise, la transmission ? 

 

- Peu de dirigeant sont formés à la revente

 

- Il y a très peu de statistiques sur le marché de la transmission : l’INSEE ne fait pas de calculs officiels donc les données que l'on trouve sont fausses

- Officiellement il y a 60 000 entreprises à vendre par an en France, alors qu'un grand nombre de données ne sont pas prises en compte

 

- Un rapport du sénat indique qu'une entreprise sur deux disparait faute de repreneur. En réalité, soit ces dernières ne sont pas rentables, soit les repreneurs n'ont pas su qu’elles étaient à vendre

- Une tendance future est la reprise des TPE, car aujourd’hui nombres d’entreprises avec 3 ou 4 salariés cherchent des repreneurs 

Mais cela implique qu’il faut savoir faire le métier en question et qu’il génère du chiffre d'affaires. Pour ces raisons, les TPE sont souvent impossible a transmettre

- Beaucoup de personnes trouvent aussi que c’est plus valorisant d’avoir des grosses équipes donc moins de demande sur les TPE

- Tendance de fond avec des entreprises plus petites mais avec une rentabilité moins importante

- Gros problèmes en France sur le recrutement. Il faut trouver des gens, les garder etc. Donc c'est plus simple de le faire avec des petites entreprises pour souder les équipes et les fidéliser

Thomas BLANC

Consultant réorganisation & Transmission PME chez MG

Expériences

 

- Démarrage à 4 associés avec un montant symbolique de départ, seulement pour payer les statuts de création

pour débuter les statuts et financer un démonstrateur 

 

- 1ère étape en 2016, amorçage de 500 K€ réalisé avec des investisseurs privés et particuliers, essentiellement en love money, la plupart de ceux qui ont investi connaissaient un ou deux des associés et ont eu un coup de cœur pour la technologie 

 

- Les associés ont fait fructifier les 500 K€ avec un prêt amorçage à l’innovation qui a permis de faire x 2 grâce à un effet de levier, donc 1 M€ de financement au total qui ont permis de tenir 2 ans

 

-  Un peu de chiffre d'affaires est réalisé en 2017, 250 K€ qui a suffit à montrer qu’il y a un marché et une dynamique de marché

 

- De fil en aiguille une 2ème levée fonds est réalisée

 

- N.B : Cédrick nous raconte qu'il a mis longtemps à comprendre le vocabulaire de ce milieu, comme les mots Seed, Série A etc, son expérience lui fait dire que ce n’est pas si simple que ça et que les investisseurs ont chacun leur définition et leurs critères pour définir dans quelle catégorie nous sommes en train de lever 

- Enfin, ils lèvent 4 M€ en juillet 2018 en intégrant à leur capital Mercedes (Groupe Daimler), couplé à un  financement bancaire de 1 M€ 

Leveurs de fonds

- Cédrick a  géré seul l'amorçage 

 

- Pour la Série A avec Daimler, il s’est entouré d’un leveur de fonds (présent en amont pour capter des investisseurs et il a réalisé la partie due diligence, engagements etc

- Le leveur de fonds est fondamental, il est expérimenté et les coûts que cela engendre valent vraiment la peine  

- Un PDG de start-up est dans son rôles de lever des fonds, certes, mais il doit gérer l’activité commercial et d’autres sujets en parallèle donc il faut déléguer certains sujets

- En revanche il faut trouver le bon leveur, surtout qu' il y en a de plus en plus à des tarifs très variables

- Passer par un leveur coûte donc il ne faut pas se tromper. Il faut échanger, discuter, rencontrer, questionner et vérifier les retours clients, faire jouer le bouche à oreille pour trouver celui qui conviendra en terme d'objectif, d'affinité et de partage de valeur

 

- Il doit y avoir une bonne relation car dans les moments difficiles les enjeux sont réels

Sélection des financeurs

- Il y a ce que l'on veut faire et ce qu'il se passe dans la réalité

- Pour lui, c'était Important de faire rentrer un fonds corporate car ce n’est pas qu’une question d’argent, il faut mettre en place toute la chaîne de valeur pour industrialiser et commercialiser

- Ce choix de financeur (Daimler) a permis d’avoir accès à un réseau qui n’a pas de prix

 

- Pas de fonds d'investissements retenu car les discussions de l’époque montraient qu’ils n'étaient pas prêt, ils hésitaient et ne comprenaient pas les enjeux

- De plus, les critères d’analyse des fonds d'investissements changent selon les cultures et les profils d’investissements au delà de leur spécialisation, chacun à ses critères basés sur leur vécu et leur historique

 

- Leur analyse du partage de la prise de risque n’était pas équitable, l'argent aurait été trop cher payé, leur démarche ne l'a pas convaincu, lui ne les a pas convaincu suffisamment non plus pour les faire sortir de leur zone de confort

- Maintenant veut faire rentrer des fonds d'investissements pour la série B, pour rééquilibrer le board et les rapports de forces etc

 

- Avec du recul, il ne regrette pas c’est un bon choix, les contreparties sont équitables et juste

Conseils

 

- Cédrick a la conviction qu’il faut au moins assez d’argent pour financer un MVP- Most Valuable Professional - (Produit Minimum Viable en français, on en parle peu mais ça ressort de plus en plus), ça permet de se confronter à la réalité

- Les plus beaux decks du monde ne servent à rien s'il n'y a pas de MVP, il n'y a pas de confrontation avec la réalité du marché

- Définir le besoin et chercher le financement qui correspondra le mieux

 

- Envisager les levées de fonds seulement pour des montants importants

 

- Si le montant représente moins de 100 K€, il y a beaucoup de dispositifs en France, notamment BPI 30 K€ pour financer un POC - Proof Of Concept (Preuve de concept en français) ou un  démonstrateur

La bourse frenchtech aussi et permet de financer un bout de démonstration, de réalisation et de pouvoir commencer à aller voir des investisseurs avec quelque chose de tangible

 

- Cédrick nous conseille donc de commencer par là car ce n'est pas dilutif

 

- Règle d’or ! Commencer par des financements non dilutifs, et dès lors qu’il y a une preuve que la solution répond à un besoin alors on peut chiffrer le coût de l’industrialisation/commercialisation pour envisager de lever des fonds

 

- Certains aiment faire du pitch starter ou du crowdfunding, selon Cédrick c'est une bonne chose en B2C pour vendre un produit, ça peut faire sens (bien qu'il y est un gros travail de préparation en amont)

 

- En B2B, le crowfunding ou pitch starters sont moins adaptés car c'est compliqué de démontrer la valeur et d’avoir une rentabilité à court terme 

 

- Mais c'est un outil intéressant car plus simple à mettre en œuvre mais à double tranchant en B2B pour la communication : arme à manipuler avec beaucoup de précaution, il faut savoir doser sa communication de manière raisonnablement ambitieuse 

 

N.B : Cédrick avait demandé à pitch starter, qui lui avait répondu que ça n'avait aucun sens car sa cible n'était pas présente sur le site 

 

- Les Business Plan annoncent des chiffres, tout le monde sait que ça se passera pas comme prévu, et en général un peu moins bien, il faut donc savoir être réactif et anticiper les aléas de la vie d’une start-up 

Cédrick CHAPAZ

Co-fondateur HAP2U

 

1ère expérience

 

- Création d'une Agence Marketing en 2006 avec 1 associé

 

- Financée avec des fonds propres personnels au départ car les besoins étaient très modestes, il fallait seulement de quoi payer une imprimante, du papier et des ordinateurs soit 1 000€ chacun

 

- L'avantage d'une activité de conseil sont ses faibles besoins de financements

- Mais le capital social est très important pour l’image, pour le sérieux, surtout quand on a l'ambition de travailler avec des grands comptes

 

- Pas de salaire dans un premier temps, Gérald vivait grâce à Pôle emploi et à ses économies

2ème expérience

- Start-up Maker – Start-Up Studio fondé en 2013

 

- Activité de création-revente de projets innovants

 

- Financement anté-création sur le même modèle qu’un fonds d’investissement

- 200 K€ levés auprès d’acteurs privés qui ont servi à lancer quelques projets dont un qui a été revendu 500 K€

 

- Ce gain a permis le lancement d’autres projets 

 

- Un petit fonds d’investissement c’est 10 Millions d’euros

 

- La logique d'un fonds est une phase d’investissement sur 2-3 ans et de désinvestissement sur 2-3 ans 

- L’objectif des investisseurs à la fin des 7 ans est que tout l’argent est été investi et qu’il revienne avec une plus-value (car il y a des échéances fiscales)

 

- Dans le cadre de ce start-up studio, le fonctionnement était le même qu’un fonds d’investissement mais regroupait en partie des amis investisseurs

 

- Souvent, 1 investisseur en apporte 2 autres avec lui

- Ont également fait un peu de dette bancaire avec les fonds gagnés

 

- Au total, 800 K€ de levés, qui sont maintenant remboursés 

 

- Les banques étaient très peureuses à cause du modèle économique qui est atypique et qui génère des revenus irréguliers

 

- Prise de recul : La méthode était bonne mais le modèle économique est trop complexe

3ème expérience

- Création de l’entreprise iBubble 

 

- 200 K€ de mise de départ

 

- Ils bossent pendant des mois, l’objectif est de revendre la boîte avec une équipe autonome et impliquée. C’est très difficile car il faut que les salariés soient actionnaires pour qu’ils soient motivés mais ils n’ont pas les moyens d'acheter des parts

 

- Donc ils ont décidé de capitaliser que sur la moitié du projet et ont fait don aux salariés de parts par la suite. Cela prend du temps, environ 4-5 ans avant la vente. Gérald détient encore 10 % de la société

 

- Le seul moyen de tenir pendant 5 ans, c’est d’avoir de la trésorerie, la capacité à tenir grâce aux finances

 

- La manière la plus répandue est donc de faire du chiffre d’affaires et ils vendent du service en parallèle (activité de consulting pour rémunérer l’équipe et payer le loyer)

 

- Mais Gérald n’avait pas envie de faire comme cela, préférait le modèle agile et design thinking

 

Modèle classique et général vécu

- Une équipe de fondateurs finance entre eux le projet

 

- Leur argent doit permettre de tenir jusqu’aux preuves d’intérêts (environ 18 mois)

 

- Le cash sert à payer les stagiaires et freelances (6 mois) pour avoir une version bêta de la solution et recueillir des feedbacks

 

- Le problème : la solitude face aux financements

 

- Il y a quand même quelques aides de la BPI qui ont des programmes sponso, amorçage 

- Ici 30 K€ de BPI (+ 3 X 10 K€ des associés), au total 60 K€

 

- Proposition de valeur mûre au bout de 6 mois de travail en incubateur

- Prêt d’honneur à titre personnel. Avantage : 0% d’intérêt et pas de garantie personnelle

 

- Ont pu récupérer 30 K€ 

 

- Donc 90 K€ au total et toujours 0€ de chiffre d’affaires
 

Règles générales chez les VC's français et européens 

- Business Angels : 200K€ 

 

- Pré-seed (1er tour) : 500 K€ à 700 K€

- Seed : 1 M€

- Série A : 5 à 8 M€ (Très rare d’arriver à cette étape. Etape de financement pour accélérer un modèle qui fonctionne, qui a trouvé son product/market fit et veut s’étendre)

- Série B : 10 M€ à 16 M€

- Série C : 20 M€ 32 M€

 

Et ainsi de suite... 

 

- Ce sont des étapes cruelles et analytiques

- Dans ces étapes, des subventions sur les concours innovations sont possibles et il est assez facile d’aller chercher 500 K€ sans remboursement (Réel potentiel de croissance si cela fait vraiment évoluer l’entreprise, en général c'est utile pour les brevets et donc financer des investissements en R&D)

 

- Par exemple le concours I-Lab est très connu

 

- Cela demande beaucoup de temps et il peut être bon d’aller voir des sociétés spécialisées pour se faire aider. Mais d’un autre côté si le temps passé aide à se connaître et à améliorer son BP avec toutes les perspectives possibles alors c’est bien de le faire soi-même

 

- Dans ces phases, peuvent aussi venir se greffer des financements par réduction fiscales, des financements indirects comme le statut Jeune Entreprise Innovante qui permet de récupérer la moitié des charges

 

Aussi, le CIR : Établir un programme d’innovation (j’utilise 10 personnes qui coûte 100 K€ de salaire et l’état vérifie, ça passe en charges exceptionnelles. L'état constate les charges par avance et grève le résultat, l’état donne donc un chèque par avance, mais c’est très facile à obtenir et si on se trompe, l’état vient récupérer l’argent avec du malus

Conseils & opinion

- Lever des fonds dépend de la nature du projet et c’est un choix ! 

 

- Quand on crée des sociétés, on est toujours en danger de mort et il faut choisir et savoir doser avec un savant mélange : la vitesse, la sécurité, la dilution et le contrôle

 

- Lever des fonds permet d’accélérer et sans avoir à montrer beaucoup de preuves de concept !

 

- La quantité d’argent demandée est lié au stade d’avancement 

 

- L’idée est qu’au bout de 2 ou 3 tours, il faut être toujours majoritaire, si ce n’est pas le cas c’est que c’est mal vendu

- Après une levée de fonds en pré-seed ou en seed, il faut faire des effets de levier avec la BPI et les banques

- Avancer Step by step

 

- Aller doucement sur la dette bancaire tant que le modèle n’est pas répétable

- Résoudre un problème ! Essentiel pour rembourser les financements et essentiel pour être bien refinancé par les investisseurs

- Passer par des boîtes spécialisées qui fonctionnent au succès​​ pour obtenir les subventions

Gérald CRESCIONE

Startupper

 

​Rôle

- La documentation juridique est assez complexe

- Savant mélange de qui on va voir, pour combien et comment on présente les choses

- Se sert de partenaire financier comme Rainmakers

- Grosse erreur des porteurs de projets est de penser que la levée de fonds est faite pour tout le monde

- Ne pas arroser tous les fonds pour pas se "griller"

- Chaque profil d'investisseur à une façon d'investir et une thèse d'investissement qui lui est propre

- Céline aiguille dans la levée de fond et intervient vraiment sur la lettre d'intention au moment de la négociation

- Chaque projet correspond à sa propre levée et c'est un mélange de : A qui ? Pour combien ? Comment on présente les choses les choses ?

- Céline s'entoure de partenaires financiers comme Rainmakers & MG consulting 

- Céline accompagne et aiguille les entrepreneurs dans la levée de fonds et intervient sur la lettre d’intention

- Son rôle majeur dans ce cadre est également de faire prendre conscience au fondateur de la route qu’il y a à faire 

 

- Chaque deal est unique, chaque négociation est unique (sauf certaines clauses qui sont plus ou moins standardisées)

- Le plus dur à négocier est la sortie des investisseurs

- Difficultés quand les fonds demandent des clauses aux fondateurs qui sont sévères et rigides

- Céline doit aider à trouver une négociation qui satisfera les intérêts des deux parties

- Le pacte d’actionnaire est difficile à appréhender techniquement et c’est le moment où l'on fait la liste de toutes les choses horribles qui peuvent se passer, donc ça peut tendre la négociation, c'est un moment complexe 

- Il arrive que les investisseurs demandent un droit de regard, des garanties de dividendes, des droits de cession, sur ces sujets il y a des dérives parfois

- Céline ne négocie pas la valorisation, mais amène l’entrepreneur sur des points de vigilance

​Conseils & opinion

- Il faut avoir un projet qui correspond à la levée de fonds et aux types d'investisseurs souhaités

-Les porteurs de projet ne se rendent pas compte du travail qui les attend, du travail qu'implique une levée de fonds

- Il faut des bases solides pour convaincre, Céline nous conseille vraiment de passer par des leveurs de fonds

- Beaucoup de porteur de projet ne s'entourent pas de leveurs de fonds par soucis d’ego

- Mais un dossier préparé par un leveur n’est pas du tout de la même qualité qu’un dossier fait par un entrepreneur et "on ne fait pas deux fois une bonne impression"

- Souvent les entrepreneurs n’ont pas su présenter les bons arguments, c'est le travail du leveur que d’identifier dans un dossier ce qui est vendeur, ce qui va faire réagir les investisseurs et qui va déclencher la promesse d’investissement

- Il y a des entrepreneurs d’exception qui n’ont pas besoin d’un leveur de fonds mais ça reste rare

- Cela varie selon la courbe d’apprentissage de l’entrepreneur, s’il est dépassé, il faut faire intervenir un leveur, sinon ce sera une perte de temps

- Lever des fonds déporte du business, l'entrepreneur ne vend plus et réalise des tâches chronophages

- De pré-seed, à la série A c’est un mauvais moment qui est très difficile à gérer pour un entrepreneur

- Aussi, parfois il y a "l'effet levée de fonds", où le fondateur passe 6 mois à lever des fonds et quand il a fini le business commence à décroitre, c'est compliqué de relancer la machine ensuite

- Le métier du fondateur est de développer sa société 

 

- L'aspect ego est très présent dans ce secteur, les créateurs pensent qu’ils sont les seuls à pouvoir parler de leur société, alors qu’ils ne vont pas donner les bonnes informations aux investisseurs (souvent dans le secteur de la tech, ils sont axés produit et oublient les dimensions clients, marché etc)

- Certains fondateurs après 3 ou 4 ans de développement, ne connaissent pas leur chiffre d'affaires prévisionnel, ne connaissent pas leur marché, leurs clientèle cible et autres

- "Il y a des leveurs qui postent des annoncent sur internet et d’autres qui font le boulot" 

- Prendre un mauvais leveur de fonds est une perte de temps, certains arrosent de partout et "grillent" le dossier 

 

- La plupart des créateurs ont recours à des leveurs. Parfois, les entrepreneurs ont déjà les investisseurs mais ils ont besoin d’accompagnement sur les financements non dilutifs

- Quand les fonds viennent vous voir, c'est que le projet est très bien et alors il n'y a en général pas besoin d'un leveur (sauf si les ambitions sont très élevées)

 

- Dealer avec des fonds et parler leur langage est compliqué, l’écart entre créateurs et investisseurs se creuse rapidement 

- Chaque profil d'investisseur a sa thèse d’investissement

- Il ne faut pas valoriser trop haut sur les premiers tours car les prochains peuvent être compliqués

 

- La valorisation : il n'y pas de réel méthode de calcul. Il faut observer le marché, comment sont les concurrents, comment on se situe par rapport a leur valorisation, il y a un croisement de méthode, de critères, de tests, des moyennes sont faites. Il n'y a pas de science infuse pour cela, c'est un mélange de plusieurs choses et ça nécessite de l’expérience.

 

- Il y a autant de valorisations, que de personnes qui vont étudier cette dernière (c’est le travail des leveurs de fonds)

- C'est une grosse erreur d'aller voir un comptable pour valoriser une société

- Point majeur sur les leveurs de fonds : c’est un atout sur beaucoup de sujets, même si tous les dossiers n'ont pas besoin de se faire accompagner 

- Dans les premiers tours, sur de la love money, il n'y a pas besoin de leveurs, il faut y avoir recours seulement quand ça devient tendu vers l’amorçage ou la série A

 

- Il est difficile de trouver des investisseurs au stade de l'amorçage, en capital innovation, ça dépend de l’échelle de la demande, du marché et du secteur

- Il y a un réel gap entre le moment où l’on fait de la love money et la série A. C'est une phase complexe car l'entreprise n'a pas suffisamment de client (même s'il y a les financements publics)

 

- Les plateformes de crowdfunding ne sont pas assez armées, au final ce n'est pas si génial car ça rigidifie les structures, fait rentrer trop de monde au capital mais ces plateformes ont le mérite d'exister pour les projets qui ne peuvent pas se faire financer facilement 

- La crise sanitaire va accentuer le phénomène de pénurie des investissements car les investisseurs vont se re-concentrer sur les startups qui marchent bien et qui sont solides, le seed va encore diminuer un peu

Céline TREMBLAIS

Avocat & fondatrice du Cabinet LEGAL INSIGHT

 

Profil & expériences

- Christophe était Ingénieur en informatique électronique 

 

- Il a travaillé dans des grandes entreprises comme Dassault et des petites comme Kiss

- Création de la société Kelkoo qui a été revendue à Yahoo en 2004 

- Il a donc ensuite investit dans l'immobilier et des sociétés (il réalisait également des missions de conseil)

 

- Il fait partit du Club des Business Angels

- Se positionne donc sur de l'amorçage

- La durée de ses investissements varie selon les projets

- Maintenant Christophe investit dans des personnes qu’il connait et qu’il veut aider/conseiller

 

- Il investit dans des sociétés où son expérience peut être utile et il a une appétence pour le secteur technologique

- Ses tickets d'investissement varient entre 10 K€ et 80 K€, et a investit dans une dizaine d'entreprise

- La chose la plus important à laquelle Christophe prête attention est l’équipe, l’humain, le porteur de projet

 

- Grosse disparité dans les tickets d'investissement des Business Angels

- Réduire la fiscalité est la principale motivation des Business Angels

- Pas de stratégie de réinvestissement, ça dépend de la société et des perspectives

 

- Christophe essaie d’être le représentant des Business Angels qui ont investi et participe au board

- Dépend du stade de la société en tant que Business Angels leur pouvoir de représentation varie, par conséquent les pouvoirs de décisions et de conseils aussi 

Conseils et points de vues sur les principales causes d'échec

 

- Ne pas savoir se réadapter face au marché

- Être trop obtus sur ses idées 

- Un manque de remise en question, un manque de vision (même si c'est difficile quand "on a la tête dans le guidon")

- La capacité d’écoute est primordiale et il faut savoir réorienter son business si besoin 

 

- En termes de financements, il faut lever suffisamment pour ne pas être pris à la gorge 

- Il faut donc bien évaluer les besoins de financements pour ne pas se retrouver en danger 

 

- Il est également important de mettre en place des outils de suivis opérationnels rapidement pour pouvoir maîtriser son business au quotidien

Christophe ODIN

Business Angel

 

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